J'ai mis un taureau dans un grand cerisier d'eau :
Et de l'eau dans les vannes.
Il tourne dans le grand arbre et c'est difficile pour lui
De faire son aménagement.

Oeil nourrissant,
Ne m'appelle plus, ne viens plus;
Ne sois pas de ceux qui me jugent
Où qui rempliraient de chair mon écueil.

Il a tourné ses ailes dans les branches 
Et il nage, le désongé : il va cueillir des fruits.
Pourquoi descendrait-il? 
Pourquoi passerait-il par le sol comme la foudre?   

J'ai le talon chaotique et la faim tirailleuse
Un goût pour l'Olivier et c'est lui ce Sarment
Dont l'automne a saisi la goule
Qui relève les cadavres de leur bois

Les agneaux gambadent dans la prairie,


                       Il va dans les hauteurs,
                       Il va dans les hauteurs,

 
Il va s'affranchir, franchir

                 La ligne d'horizon.


O cours! Cours sans fin! (Sans fin il court).


Cours sur les ponts!  (Il court sur les ponts).


Cours sur les chemins! (Il court sur les chemins).


Il va dans les hauteurs. 

                                                      Fin